2- Réponse de Raymond-Marie Augustin Gnimassou
Je préfère y voir quelqu'un qui a de l'expérience et de la trempe. La
jeunesse n'est pas un gage d'efficacité, encore moins de probité.
Ce qu'il nous faut, c'est quelqu'un qui a une bonne expérience en santé
publique, des entrées dans la jungle des institutions qui nous appuient,
l'expérience de la gestion, la rigueur et l'intégrité morale. Il faut aussi que
la personne soit capable de dire non au pouvoir politique pour préserver l'intérêt
de la santé publique et des patients. Il nous faut quelqu'un qui ait les
épaules suffisamment larges pour recevoir stoïquement les nombreuses critiques
de personnes souvent bêtes et méchantes, envieuses et jalouses sûrement et
souvent téléguidées par des intérêts ethnostrategiques et politiques.
Il faut quelqu'un capable de rassurer une population qui souhaite une
fin rapide (voire immédiate) de l'épidémie alors que tout le monde sait que
nous avons à faire face à une épidémie longue, qui durera plusieurs mois
encore.
Si j'avais la possibilité de proposer
quelqu'un, mon choix se porterait sur PROFESSEUR OUMOU YOUNOUSSA BAH SOW, en
reconnaissant qu'il y a certainement plusieurs autres potentiels candidats,
mais je connais malheureusement peu les cadres de la santé.
Voyons ensemble sa biographie ci-dessous :
Pr Oumou Younoussa Bah-Sow est professeure de
Pneumo-Phtisiologie depuis 1990 (Paris). Elle a obtenu son Doctorat en Médecine et sa spécialité de Pneumo-phtisiologie à la Faculté de médecine d’Alger. Elle a été formée en Management de la Santé Internationale à l’Université de Boston et en Epidémiologie et statistiques médicales à l’INSERM (Paris) et à la London School of Hygiène and Tropical Médicine (Londres).
Pneumo-Phtisiologie depuis 1990 (Paris). Elle a obtenu son Doctorat en Médecine et sa spécialité de Pneumo-phtisiologie à la Faculté de médecine d’Alger. Elle a été formée en Management de la Santé Internationale à l’Université de Boston et en Epidémiologie et statistiques médicales à l’INSERM (Paris) et à la London School of Hygiène and Tropical Médicine (Londres).
Elle mène d’intenses activités universitaires et de santé publique. Au
niveau de la Faculté de Médecine (UGANC)
de Conakry où elle est enseignante-chercheure, elle est cheffe de chaire et
directrice du DES de Pneumologie, et coordinatrice et investigatrice principale
de plusieurs projets de recherche portant sur la tuberculose, VIH/TB, les
infections respiratoires dont certains sont multicentriques.
Elle est membre du Jury du Concours
d’Agrégation du Conseil Africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) depuis 2008. Elle est la
coordonnatrice scientifique du Cours international de gestion de la TB MR et
TB/VIH organisé chaque année par l’OMS,
l’OOAS et plusieurs autres partenaires à Ouidah (Bénin).
Elle est membre du collège ouest-africain des médecins (WACP). Dans le cadre de ses activités
de santé publique elle a notamment mis en place le programme national de lutte
contre la tuberculose en Guinée qui a été pendant des années le programme DOTS
modèle de l’OMS en Afrique de l’Ouest. Elle a contribué activement à la lutte
contre la tuberculose en Afrique et dans le monde, ce qui lui a valu de
recevoir le Prix Karel Styblo de santé
Publique en 2003 et l’Africa Hero Award en 2017 de l’Union Internationale
Contre la Tuberculose et les Maladies Respiratoires (UICTMR/L’Union).
Elle a été Présidente puis Secrétaire Générale de la Région Afrique de
l’UICTMR/L’Union. Elle a activement participé à la lutte contre le VIH/SIDA en
Guinée en tant que cheffe de la section épidémiologie et prise en charge des
cas au niveau du programme national de lutte contre le VIH/SIDA. Elle a été
membre du Technical Review Panel (TRP) du Fonds mondial contre le SIDA, la
tuberculose et le paludisme (GFATM) de 2008 à 2012. Elle a été fonctionnaire et
consultante de l’OMS et dans ce cadre elle a apporté un appui technique à plus de 20 pays d’Afrique et Haïti en
TB,TB/VIH , TB MR et DOTS communautaire.
Elle est Présidente du Comité National d’Ethique pour la Recherche en
Santé (CNERS) qui s’est très largement impliqué dans la lutte contre l’épidémie
d’Ebola, ce qui lui a valu, en 2017, un
Satisfecit de la Directrice Générale de l’OMS. Elle est membre fondatrice
et Présidente de l’Association guinéenne de Biosureté-biosécurité (AGUIBIOS).
De nombreuses autres activités ont jalonné sa carrière. Elle est membre
de plusieurs ONG nationales et
internationales. Elle a reçu plusieurs autres distinctions honorifiques nationales et internationales parmi
lesquelles on peut citer : Celles de
- Chevalier de l’Ordre National du Mérite et la
médaille de «la femme modèle» de la République Guinée en 2008,
- Sélectionnée parmi les «50 Filles illustres de l’Afrique (Africa’s 50 Distinguished Daughters)» par la Commission des Nations Unies pour l’Afrique et le Centre Africain pour les femmes (ACW),
- Elue “Femme de sciences” lors de la première édition de la semaine africaine des Sciences en Guinée par le “Next Enstein Forum” (NEF) en décembre 2018,
- Sélectionnée parmi les “200 Femmes francophones leaders en Santé Mondiale” en 2018 par le” Women in Global Health” (WGH).
- Elle a de nombreuses publications dans des revues internationales comme le NEJM, Lancet, Int. J Tuberc.Lung Dis., Plos One, Clin Trials, Am J Resp. crit. Care Med., Infect.genet. evol, la revue des Maladies respiratoires etc.
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